Peuple à genoux attends ta délivrance
Par Jeff Plante
Le journal-poubelle Le Soleil titrait ce matin Bernard Landry sonné par la crise qui secoue le PQ (lien ici)
Mettons-nous dans la peau de l’ex-chef du PQ quelques instants. Nous nous souvenons que l’égo blessé par une rebuffade des membres du parti, il a quitté son poste de chef sur un coup de tête mais il est aussi celui qui a tenté d’orchestrer sans succès son retour (on se souviendra d’un site web entre autres réclamant son retour enregistré… au nom de sa femme à il y a quelques années)
En fait pour les souverainistes, Landry est (a part Parizeau qui est trop vieux) le seul qui soit le moindrement légitime pour surfer un certain temps sur l’éternel conflit du PQ soit le “bon gouvernement” versus le référendum imminent qui les transportera vers la terre promise.
S’il met son ego de côté, il reste sur les lignes de touche et il attend qu’on le réclame. (le Québec aime toujours les sauveurs) et il s’installe en position de force au commandes du parti.
Cela dit, sa présence ne fera qu’acheter un peu de temps parce que l’épuisement de l’électorat est bien réel.
Ca fait depuis au moins 10 ans que le mouvement souverainiste vit sur du temps emprunté et que les chefs du PQ et du Bloc devaient s’accrocher a différentes bouées de sauvetage comme Gommery, les transferts fédéraux ou mettre en scène des “crises linguistiques” pour justifier un élan électoral vers eux. Mais plus le temps avance plus les gens y allaient de reculons. Qu’on se souvienne de l’état du Bloc en 2003 juste avant les commandites et n’eut été de ces révélations embarrassantes pour le PLC, Duceppe et son parti auraient été rayés de la carte lors de l’élection qui a porté Martin minoritaire au pouvoir.
En toute logique, le mouvement souverainiste aurait très bien pu capitaliser sur leur quasi victoire de 95 mais a force de les faire parler sur ce que serait selon eux un Québec indépendant les québécois ont pu constater que ce n’était pas nécessairement un projet d’affirmation nationale et de prise de responsabilité collective comme l’indépendance américaine mais bien la création d’un état socialiste et omnipotent tel que tramé par les différentes ébauches de constitution de Daniel Turp. Cet état devenait le seul vecteur de “l’aspiration collective. ce qui veut dire en termes moins politically correct, un état basé sur le modèles des révolutions des années 60 en Amérique latine ou dans certains pays arabes… Un seul problème… Chacun d’eux a été un échec.
Donc depuis la fin des années 90 le mouvement souverainiste doit faire illusion et le seul qui puisse le faire pendant encore un certain temps, tout simplement parce qu’on lui donne a tort ou à raison un vernis économique… C’est Bernard Landry
